Cocktails Spirits 2013

Comme chaque année, Cocktails Spirits est un rendez-vous incontournable. Et encore une fois, je me dis que 2 jours ne sont vraiment pas suffisant pour en explorer toutes les facettes. Mais le plaisir de découvrir de nouveaux produits, de revoir certaines personnes passent largement au dessus des zones d’oublis ! Voici venu le tour exhaustif d’extraterrien.

Ce millésime est à placer sous le signe du Sazerac ! Ce cocktail emblématique à base de cognac est en effet le héros de l’édition n°3 de Cocktails Spirits Magazine. Ce Mook que l’on conserve précieusement et que l’on relie avec plaisir régulièrement est une nouvelle fois une très belle réussite. Si vous avez l’occasion de vous le procurer, n’hésitez pas une seconde, sinon partez à sa recherche !

Mais cette année, encore plus que les autres, m’a permis de découvrir de nombreux gins ! Que cela soit au bar des innovations ou sur les stands, mon spiritueux préféré était bien représenté. Anglais avec Gilpins, Bombay Sapphire, Plymouth, Chase, Beefeater, Sipsmith et Hendrick’s, belges avec Biércée et Filliers, américain avec Big Gin et Death’s Door, canadien avec Ungava, français avec Citadelle, (dont le nouveau Citadelle Réserve 2013), G’Vine, Diplôme Gin et Gin 1 & 9, danois avec Old English Gin et néerlandais avec les genevers de chez Bols.

La plupart sont en plus disponibles ou bientôt disponibles en France. Si certains ont déjà été présentés, Filliers Dry Gin 28, le Ptit Peket de la distillerie Biércée, Bombay Sapphire East, Gin 1 & 9 et la gamme Bols devraient suivre très prochainement.

Pour rester dans cette thématique, j’ai eu l’occasion d’assister à deux expériences fort intéressantes. La première orchestrée par Hendrick’s qui avait décidé de nous narrer les meilleurs passages dans la littérature faisant référence au gin. Une escapade dépaysante entrecoupée de cocktails revisités ; notamment une sorte de Martinez avec de la bière, un résultat déroutant mais très intéressant.

L’autre parenthèse se passa avec Beefeater 24 et Desmond Payne qui nous fit une séance de Food Pairing avec des cocktails à base de gin. Les plats étaient essentiellement composés de saumon fumé mais les résultats étaient saisissants ! Il y a eu un cocktail avec du thé fumé de Chine qui matchait parfaitement.

Mais je vous rassure, j’ai également fait honneur aux autres spiritueux.
Parmi les nouveautés les plus emblématiques et pour les citer dans le désordre, La Quintinye Vermouth Royal des nouveautés de chez Eurowine Gate (la maison de G’Vine). Rouge, Blanc et Dry, des vermouths particuliers puisqu’ils sont tous élaborés avec du Pineau des Charentes. Un vrai faible pour le rouge qui est très rond (merci le Pineau) mais qui n’en perd pas toutes les nuances des plantes.
La version 54° de chez Izarra qui prouve le retour au premier plan de cette liqueur du sud-ouest (on en reparle + bas).
Ysabel Regina, un mix entre Brandy & Cognac vieilli dans des fûts de Pedro Ximenez ; des saveurs originales.
La Liqueur de Paris, élaborée à partir de noyaux de prunelle, pour un résultat au parfum d’amande douce.

J’ai également eu l’occasion de faire une sorte d’horizontal de rhums ! Avec notamment la grande nouveauté, l’arrivée de Fair (connue pour sa vodka, sa liqueur de goji et sa liqueur de café) sur le territoire du rhum. Jamaïque ou Bélize, 2 destinations pour 2 dégustations très différentes. La Guyane était représentée par Mezan, Trinidad par Caroni, les Philippines par Don Papa. Je m’aperçois que j’apprécie de plus en plus les rhums secs où l’aspect « caramel » est moins présent. Et bien que Don Papa est remporté les suffrages de nombreuses personnes présentes, il est pour moi trop sirupeux, manquant un peu de finesse.

Enfin dans l’avalanche des bitters, un a réussi à s’extirper haut la main du lot, il s’agit du Bad Dog Barcraft à la Salsepareille ; oui monsieur, et je peux vous assurer que je n’ai pas vu de Schtroumpfs pour autant. Des tannins boisés qui donnent un sacré coût de turbo aux cocktails. J’ai notamment eu l’occasion de savourer un créé par la Maison Cognac Ferrand, tout simplement magnifique !

Et que dire des somptueux flacons apportés chaque année par la Maison Grosperrin. 1969, 1973, 2001 en bio et une très belle découverte La Folle Blanche, hommage à l’ancien cépage roi du cognac.

Enfin, avant que les portes de la Maison Rouge ne se referment, et pour la seconde fois, des Awards ont été remis aux meilleurs produits/bars/bartenders.
Izarra 54 remporte justement le prix du meilleur nouveau produit français, et Don Papa, celui du meilleur nouveau produit.
Le meilleur bar revient une nouvelle fois à un londonien, Happiness Forgets, qui était présent au Bar Rouge et qui a fait salle comble (du coup, je n’ai pas pu y assister). Le Sherry Butt (Paris) repart avec l’Award Top Zinc.
Côté Bartender, c’est Julien Escot qui pourra poser sa statuette de chien sur la cheminée.
On retrouvera très prochainement Julien sur extraterrien à travers une vidéo réalisée en compagnie de Fernando Castellon où ils nous parleront de Barnova.

Vivement 2014 et la nouvelle édition de Cocktails Spirits ! En attendant, je pars me plonger dans le magazine histoire de patienter en beauté.

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  1. […] l’occasion de Cocktails Spirits (zut, c’était déjà en juin dernier), j’ai interviewé Julien Escot et Fernando […]

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