Cheval Blanc, le nouveau Chai

Cheval Blanc, le vilain petit canard de St-Émilion qui défigure le paysage ?! Telle était la question que je me posais en remontant l’allée menant au château. Et si le nouveau chai de ce 1° Cru Classé A était en fait la nouvelle pyramide de PeÏ ? Visite en images.

Il faut le dire tout de suite, ce chai est impressionnant. Il est imposant certes et bien qu’utilisant énormément le béton, les lignes fluides de l’ensemble adoucissent la construction. Ce n’est pas bling bling, les couleurs sont sobres et les petites touches de bois font le parallèle avec l’extérieur donnant directement sur les vignes (pour certaines centenaires paraît-il).

Les très nombreuses baies vitrées couplées à des ouvertures au plafond rendent la salle du cuvier extrêmement lumineuse. Les cuves, faites sur-mesure, sont originales et gracieuses. Je m’interroge cependant pourquoi elles ont été mises dans ce sens là (partie large en bas). D’après le compte rendu de Hervé Bizeul (cf. ici et ici), cette forme apporte aussi son lot de praticité « puisqu’avec un grand bac de soutirage ou lors des délestages, on aura un effet déstructurant sur le chapeau de marc. »
Quoi qu’il en soit, difficile de dire s’il est facile d’utilisation, car tout est rangé, rien ne dépasse… ou presque.

Au sous sol, le chai à barriques est illuminé par des néons verticaux, c’est graphique, très esthétique.
Les murs sont composés de briquettes espacées, dit en moucharabieh. C’est à dire que ce maillage permet une accélération de l’aération. Et la pression n’est d’ailleurs pas la même des 2 côtés du chai, toujours dans une optique de mieux faire circuler l’air.
Détail amusant, ce lieu étant en libre circulation pendant les visites, les bouchons des barriques sont fermés avec un système de clé. Mais sûrement moins pratique au moment de l’ouillage !

On continue la visite par le toit-terrasse. Quelle vue ! Magnifique. Pour atténuer l’effet masse, la végétation est omniprésente ; les couleurs des plantes contrastant et rehaussant le gris du béton.

La visite se termine par une dégustation de Cheval Blanc 2004. Un petit peu trop frais et juste ouvert, ce nectar n’a pas pu délivrer tout son potentiel. Je me souvenais de ce vin dégusté lors d’une soirée spéciale chez Max Bordeaux. Vous pouvez retrouver le résumé ici.

C’est sûr, à côté du château le contraste est fort mais c’est avant tout une question d’habitude. Ne s’émerveille-t-on pas des styles tranchés cohabitant à New York ou même à Londres ?
Pour conclure, et après Hervé Bizeul plus haut, retrouvez la vision éclairée de Jacques Berthomeau sur ce nouveau bâtiment.

 

& pour rester dans l'esprit :

Discussion

2 réponses sur “Cheval Blanc, le nouveau Chai”

  1. Jolies photos et bel article !

    Posté par Vicky Wine | 19 juillet 2011, 18 h 30 min

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