Harry’s New York Bar

Quand un bar revendique le titre de ‘Plus vieux bar à cocktails d’Europe‘, il est normal d’aller y passer une tête. L’expression, c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes ne peut ici par contre pas s’appliquer.

Idéalement placé à 2 pas de l’Opéra ou de l’Olympia, le Harry’s New York Bar offre un point de contact central. Il suffit de voir la clientèle à l’heure de l’apéro pour s’en rendre compte. Des cadres terminant leurs journées par un verre, dans un style très anglo-saxon. On se croirait presque dans un bar de quartier tellement tout le monde connaît ‘Gérard‘, ce que ‘Gérard‘ leur rend bien.

N’étant pas un habitué des lieux, l’accueil était pour ma part beaucoup moins chaleureux. Au Harry’s New York Bar, pas de carte, tu demandes ce que tu veux et après… il fait ce qu’il veut ! Voyant trôner derrière le comptoir une jolie collection de bouteilles de gins : Hendrick’s, Tanqueray, Beefeater 24, Monkey 47, Magellan, Plymouth, je commande un Monkey Flower Sour (divin cocktail dégusté au BallRoom). Cette demande allait permettre au maître des lieux de me faire une petite création originale à base de Monkey 47. Son regard ‘tu me demandes quoi là‘ me fait comprendre qu’il n’a pas compris ma demande. Je précise alors un ‘flower sour’ avec du Monkey 47. Nouvelle tête ‘mais qu’est ce tu viens me demander là‘. Lui montrant la bouteille derrière lui, j’ai vraiment l’impression qu’il la découvre. Au final, ma commande se transforme en simple Sour avec quand même le gin désiré.

La réalisation est faite par une personne pleine de dextérité. Ici, pas de jigger, la barspoon ne sert qu’à touiller, tout est fait à la volet. Mon Sour arrive, il est clairement moyen, le sucre et le citron sont trop dosés à mon goût et l’expressivité du Monkey 47 est totalement inhibée, c’est pour dire

En le dégustant j’entends les cocktails demandés, et ce ne sont que des classiques : Ti-Punch (dont la dose de sucre ne rendrait pas jaloux une canette de coca), Mojito, Blue Lagoon, Old Fashioned, Gin Tonic, Dry Martini. Il aurait été plus simple de dire, pas de carte, seulement les classiques avant 1920.

‘Gérard’ ne se retourne pratiquement jamais. Il opte pour les flacons sous le comptoir. Et question Gin, il sort toujours la même, une bonne vieille Seagrams. On rentabilise le prix du cocktail !

À 13€ le drink, il y a aujourd’hui un très large choix nettement meilleur ailleurs. quitte à marcher un peu plus.

Harry’s New York Bar
5 rue Daunou
75002 Paris
M° : Opéra, Madeleine

& pour rester dans l'esprit :

Discussion

Un commentaire sur “Harry’s New York Bar”

  1. la recette du monkay flower sur a-t-elle été diffusé? parce que si c’est une création du ballroom, ca parait normal que les autres bar ou barman ne connaissent pas la recette (pour ma part ca ne me dit rien quoi que j’imagine gin sureau citron sucre). Après le harry’s est un peu resté dans son temps, les produit récent se font rare, sauf certaine eau de vie et les barmens ne sont pas trop à la page, il ne connaisse pas les nouvelles tendances, a la limite il pourrait se mettre a jour quitten à dire, non on fait pas ça ici

    Posté par Francis | 1 novembre 2012, 15 h 18 min

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