Esprit épicurien au Château Prieuré-Lichine

Pour me remettre de mes émotions de la soirée au Château Kirwan, Lise Latrille du Château Prieuré-Lichine m’a proposé de renouveler l’expérience. Cantenac, me revoilà ; je vais finir par prendre goût à la vie de château !

La magnifique journée de ce début avril rendait encore plus hommage à la bâtisse du Château. Je ne vous en livre ici qu’une partie (il faudra vous rendre sur place pour en découvrir l’intégralité).
Autour de Lise Latrille, journalistes italiens, anglais, autrichiens ou coréens (certains étaient déjà présents la veille à Kirwan) ainsi que Justin Onclin (PDG du groupe Ballande, propriétaire de Prieuré-Lichine) et Etienne Charrier (oenologue et responsable technique) du Château Prieuré-Lichine, Anne-Françoise Quié du Château Rauzan-Gassies et Ludovic David du Château Marquis de Terme.

Après un cocktail en extérieur nous nous sommes avancés dans la cuisine du château où une monumentale table avait été dressée. Pour la petite histoire, la fameuse table a été assemblée directement dans la cuisine. Elle ne peut pas en sortir.

L’alignement des nombreux verres annonçait là aussi de jolies horizontales en perspective. Pour cette soirée, 2006 et 1996 allaient s’offrir à nous.

Le vin blanc du Château dans son millésime 2009 accompagnait un dos de Saint-Pierre en croûte de truffe blanche, pointes d’asperges violette de Camargue à l’huile d’olive de Varages. Nos papilles sont éveillées, nous pouvons continuer.

Les 2006 se sont avancés en même temps que l’arrivée du Veau de lait en croûte de morilles fraîches, petits légumes fanes au court bouillon et jus de morilles à l’eau de noix.
Des flacons qui commencent à se déguster tout doucement.
Château Prieuré-Lichine
s’ouvre délicatement, les tannins commençant à s’assouplir mais il est déjà très agréable.
Château Marquis de Terme
et Château Monbrison présentaient un nez enjôleur, avec de beaux fruits en bouche. Ils sont encore un peu jeunes Idem pour le Château Rauzan-Gassies avec des notes de cerises en plus et une touche très charmeuse.
Enfin le Château Kirwan s’appréciait avec une belle attaque ronde et une évolution se finissant sur des tannins assez fondus et le petit twist de fraîcheur caractéristique des vins offrant un bon potentiel de garde.

Vient ensuite le millésime 1996 ; le Château Prieuré-Lichine est arrivé sous les traits d’un impériale, sacrée bouteille (6 l. soit l’équivalent de 8 bouteilles). Le contenu d’un tel flacon a donc présenté une trame différente des autres châteaux. Il semblait forcément un peu plus jeune. Avec une belle énergie positive, une trame fruitée et une bonne longueur, le plaisir était lui aussi bien présent.
Château Marquis de Terme était un brin masculin (pour un Margaux bien sûr !) avec des fruits rouges mûrs.
Château Kirwan et Château Monbrison s’appréciaient parfaitement ; leurs 15 ans amenaient de jolies notes fondues.
Mon chouchou du soir est le Château Rauzan-Gassies, une grande élégance margalaise avec des fruits gourmands, des tannins souples et une touche velouté.

Le brie farci à la truffe noire a ensuite remporté un grand succès, et à juste titre.

Un finish tout en fraicheur avec le Carré aux agrumes de Thierry Lalet accompagné du Château Coutet 2004.
Le nez aux pointes agrumes s’accordait parfaitement avec les fruits du dessert. Ce dernier ni trop sucré, ni trop acide, répondait parfaitement au vin et le célébrait.

Des nombreux échanges, je retiendrais l’intervention d’Anne-Françoise Quié sur l’évolution de l’élaboration des vins depuis 10 ans. Où les avancées techniques et la précision dans la sélection micro parcellaire ont permis de mieux faire parler le terroir, de mieux apporter élégance et complexité aux vins.

La soirée s’achève dans le salon rose (rebaptisé pink saloon) avec une belle sélection de spiritueux ; mais la route m’attend. C’est dommage, une omelette semblait être au programme du lendemain pour redéguster l’impériale de Prieuré-Lichine 1996.

Pour une première venue à Prieuré-Lichine, voilà un grand souvenir en perspective. Bravo & merci pour l’invitation.
Une soirée gastronomique, chic et charme, mais n’est-ce pas ce que l’on attend de Margaux ?!

 

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